#rms à Monastir

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« Le monde des logiciels libres est en danger ! » Ainsi cria Richard Matthew Stallman plus connu sous les lettres rms, lors de sa conférence organisée le mercredi dernier au Palais des sciences de Monastir. Stallman, ce « gourou » non proclamé des logiciels libres, est le fondateur et le président de la Free Software Foundation (FSF), d’ailleurs il est l’initiateur et le fervent défenseur du projet GNU (GNU is Not Unix) et la General Public Licence (GPL), deux œuvres qu’il ne cesse de développer et de promouvoir partout dans le monde. Son mouvement universel a été largement suivi par des adeptes partageant ces mêmes principes.
rms s’adressant à son public au Palais des sciences de Monastir
La communauté des utilisateurs des logiciels libres a invité rms à se rendre en Tunisie et parler librement de son projet, chose qu’il n’a pas pu faire lors de sa première visite lors du Sommet mondial sur la société de l’information tenu en 2005. Sa conférence au Palais des sciences de Monastir était la dernière d’une série de rencontres organisées en Tunisie. À Monastir, des étudiants, des enseignants et même des curieux étaient au rendez-vous (j’ai dénombré plus de 400 participants dans la salle) sont venus voir cette légende vivante adresser un discours sur les logiciels libres
Stallman debout et les pieds déchaussés, a commencé son speech par cette recommandation adressée à son public :
«… ne mettez pas des photos de moi sur facebbok, facebook n’est pas ton ami, facebook est un moteur de surveillance global qui collecte des informations sur moi et je ne veux pas que mes photos soient identifiées… »
Voilà, ça annonce bien la couleur à ceux qui découvrent le libre ! Après cette brève initiation, Stallman a défini le logiciel libre en trois mots :

liberté, égalité et fraternité

 La liberté car le logiciel libre respecte la liberté des utilisateurs ; l’égalité car le logiciel libre ne donne à personne des pouvoirs sur d’autres personnes ; fraternité car il encourage la collaboration entre les utilisateurs. De même, il a bien expliqué qu’un logiciel libre n’est pas forcément gratuit, bien que liberté rime avec gratuité. Les logiciels libres présentent quatre libertés fondamentales :
  • liberté 0 : la liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages,
  • liberté 1: la liberté d’étudier le fonctionnement du programme et de l’adapter à ses besoins,
  • liberté 2 : la liberté de redistribuer des copies du programme (ce qui implique la possibilité aussi bien de donner que de vendre des copies),
  • liberté 3 : la liberté d’améliorer le programme et de distribuer ces améliorations au public, pour en faire profiter toute la communauté.
Mais les logiciels privateurs sont un vrai fléau, qui « génèrent un système social injuste »… Il les a même qualifiés de drogues qu’on distribue, gratuitement, dans les établissements scolaires et une fois la dépendance est créée, on vous oblige à vous en procurer en payant de l’argent.
Stallman a aussi mis l’accent sur les dangers qui guettent les logiciels libres, un danger venant même de l’intérieur du mouvement qui ôterait le mot libre pour le remplacer par l’appellation « Open Source »!
Pendant plus de deux heures, le quinquagénaire a charmé la majorité des présents. Il parlait sur un ton calme qu’un certain ami a qualifié de zen et d’hypnotisant !
Vers la fin de la rencontre, beaucoup ont posé des questions à Stallman lui demandant son opinion sur une question ou une autre, ou même pour présenter son désaccord avec la philosophie stallmanienne… C’était une belle occasion pour plusieurs personnes de découvrir un homme excentrique, certes, mais un homme militant, courageux et de principe.
Article paru le 7 mai 2012 sur Tunandtech.net 

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